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Travailleurs autonomes : pourquoi l’assurance invalidité doit être votre priorité n°1

VALORIS Stratégies financièresCabinet de services financiers

09 janv. 2026


Travailleurs autonomes : pourquoi l’assurance invalidité doit être votre priorité n°1


Vous avez investi des années à bâtir votre entreprise, votre clientèle, votre réputation.

Mais si demain matin, un accident ou une maladie vous empêche de travailler pendant 6 mois, 1 an… ou plus : qui paie vos factures?

Pour un salarié, une partie de la réponse vient souvent du régime collectif de l’employeur.

Pour un travailleur autonome, la réponse est beaucoup plus simple… et inquiétante : personne, à moins d’avoir une assurance invalidité individuelle solide.


1. Votre actif le plus précieux n’est pas votre entreprise… c’est votre capacité de gagner un revenu


Quand on est travailleur autonome, on pense à protéger :

  • Son équipement, ses locaux, son véhicule (assurance commerciale)
  • Sa responsabilité professionnelle (assurance erreurs et omissions)
  • Son entreprise (incorporation, conventions entre actionnaires, etc.)


Mais tout cela repose sur une chose : votre capacité à travailler et à générer un revenu.

Une incapacité de quelques mois peut déjà être difficile à absorber. Une incapacité de longue durée peut être catastrophique :

  • Perte de contrats récurrents
  • Rupture de relations d’affaires
  • Endettement personnel croissant
  • Retrait forcé de vos REER/CELI pour survivre
  • Retard ou abandon de vos projets (achat de maison, retraite, etc.)


L’assurance invalidité, c’est précisément là pour transformer ce risque majeur en flux de revenus prévisible en cas de coup dur.


2. Pourquoi les travailleurs autonomes sont plus vulnérables que les salariés


Un salarié peut parfois compter sur :

  • Une assurance salaire courte et/ou longue durée via l’employeur
  • Des congés de maladie payés
  • Un certain filet social interne (banque de jours, réaffectation, etc.)


Le travailleur autonome, lui :

  • N’a généralement pas de régime collectif
  • Ne bénéficie pas d’un employeur qui partage le coût des protections
  • Voit souvent son revenu chuter immédiatement si lui… ou son entreprise… s’arrête


Oui, il existe le soutien public (RQAP, RRQ invalidité, prestations fédérales, etc.), mais :

  • Les critères d’admissibilité sont stricts
  • Les montants sont souvent nettement insuffisants pour maintenir votre niveau de vie
  • Les délais peuvent être longs
  • Cela ne remplace pas un revenu adapté à vos besoins réels


D’où l’importance, pour un travailleur autonome, de se bâtir lui-même son « régime collectif »… avec une police d’assurance invalidité individuelle bien conçue.


3. Les grandes lignes d’un contrat d’assurance invalidité pour travailleur autonome


Une assurance invalidité individuelle vise à remplacer une partie de votre revenu si vous êtes incapable de travailler en raison d’une maladie ou d’un accident.


3.1 Prestations mensuelles


  • Montant typique : un pourcentage de votre revenu net ou brut (selon les assureurs et la structure de revenu)
  • Versé mensuellement pendant la période d’invalidité, après la période d’attente
  • Vous choisissez un montant en fonction de vos charges fixes (logement, alimentation, dettes, dépenses d’entreprise incompressibles, etc.)


3.2 Durée des prestations


  • 2 ans, 5 ans ou jusqu’à 65 ans sont les options courantes
  • Plus la durée potentielle est longue, plus la prime est élevée
  • Pour un travailleur autonome qui ne dispose pas d’autre filet, couvrir jusqu’à 65 ans est souvent un choix prudent


3.3 Période d’attente (franchise)


  • Délai entre le début de l’invalidité et le premier versement
  • Exemples fréquents : 30, 60, 90 ou 120 jours
  • Plus la période d’attente est longue, plus la prime est basse
  • Le bon choix dépend de vos liquidités et de vos réserves d’urgence
  • Avez-vous 3 à 6 mois de dépenses de côté?
  • Pouvez-vous reporter certains paiements?


4. La clause la plus critique : la définition d’« invalidité »


C’est le cœur du contrat. Elle détermine dans quelles situations vous aurez réellement droit aux prestations.


4.1 Occupation propre vs occupation raisonnable


  • Occupation propre (own occupation)
  • Vous êtes considéré invalide si vous êtes incapable d’exercer votre profession actuelle, même si vous seriez capable de travailler dans un autre emploi plus général.
  • Occupation raisonnable (any reasonable occupation)
  • Vous êtes invalide seulement si vous êtes incapable d’occuper toute occupation raisonnable correspondant à votre formation, expérience et statut.

Pour un travailleur autonome, surtout un professionnel ou un spécialiste (dentiste, consultant, designer, travailleur manuel spécialisé, etc.), la définition « occupation propre » est souvent essentielle.

Sinon, l’assureur pourrait refuser de payer sous prétexte que vous pourriez occuper un autre emploi moins qualifié, même si cela n’a rien à voir avec votre pratique actuelle.


5. Clauses clés à surveiller dans un contrat d’assurance invalidité


5.1 Période d’attente

  • Doit être alignée avec votre coussin de liquidités
  • Exemple : si vous avez 3 mois de dépenses d’avance, une franchise de 90 jours peut être logique


5.2 Indexation des prestations

  • Option pour que les prestations augmentent chaque année en cas d’invalidité de longue durée (protection contre l’inflation)
  • Particulièrement pertinente si vous choisissez une couverture jusqu’à 65 ans


5.3 Exonération des primes

  • Si vous devenez invalide, vous n’avez plus à payer vos primes, mais la police reste en vigueur
  • C’est souvent un avenant très utile, surtout pour une protection de long terme


5.4 Limitations et exclusions

À lire attentivement avec un conseiller :

  • Exclusions liées à des conditions préexistantes
  • Limites pour problèmes de santé mentale ou douleurs chroniques (durée de paiement parfois restreinte)
  • Exclusions pour activités sportives à risque


6. Enjeux fiscaux pour les travailleurs autonomes


6.1 Déductibilité des primes

  • En règle générale au Québec, les primes d’une assurance invalidité individuelle qui protège votre revenu personnel ne sont pas déductibles d’impôt si vous payez vous-même (personnellement).
  • Certaines structures corporatives ou produits particuliers peuvent avoir des traitements spécifiques, mais cela doit être analysé au cas par cas avec un fiscaliste ou un conseiller.


6.2 Imposition des prestations

  • Quand les primes ne sont pas déductibles, les prestations reçues en cas d’invalidité sont habituellement non imposables.
  • Le fait de recevoir des prestations nettes d’impôt est un avantage majeur : cela permet souvent de cibler un montant mensuel de prestations un peu plus bas tout en maintenant le même niveau de vie après impôt.

Conclusion fiscale :

  • Payer sa prime avec des dollars après impôt, mais recevoir des prestations non imposables, est généralement un bon équilibre pour un travailleur autonome.


7. Erreurs fréquentes des travailleurs autonomes à éviter


  1. Reporter l’achat d’assurance « jusqu’à ce que ça aille mieux »
  2. Plus vous attendez, plus :
  • Votre santé peut se complexifier (exclusions, surprimes, refus)
  • Les primes peuvent augmenter
  1. Sous-estimer le montant de prestations nécessaire
  2. Se limiter à « ce qui coûte le moins cher » peut vous laisser avec un montant insuffisant pour couvrir vos dépenses fixes, surtout si votre entreprise a des coûts incompressibles.
  3. Ignorer la définition d’invalidité
  4. Une police moins chère, mais en « occupation raisonnable », peut vous décevoir au moment d’une réclamation.
  5. Confondre invalidité courte durée et longue durée
  6. Certains croient être protégés par un petit fonds d’urgence ou une carte de crédit.
  7. Ceux-ci peuvent aider pour quelques semaines, mais certainement pas pour une invalidité de 1, 2 ou 5 ans.
  8. Ne pas mettre à jour la couverture avec l’évolution de vos revenus
  9. Vos revenus augmentent? Votre protection doit suivre.
  10. Sinon, en cas d’invalidité, vos prestations ne reflèteront plus votre niveau de vie réel.


8. Comment intégrer l’assurance invalidité dans votre stratégie financière


Pour un travailleur autonome au Québec, l’assurance invalidité devrait être considérée comme :

  • Un pilier de base, au même titre que :
  • Votre fonds d’urgence
  • Votre plan de retraite
  • Votre protection responsabilité

Une démarche typique avec un conseiller :


  1. Analyse de votre revenu réel (mélange salaire/dividendes, revenus variables, charges, etc.)
  2. Évaluation de vos obligations financières personnelles et d’entreprise
  3. Choix :
  • Montant de prestations mensuelles
  • Période d’attente
  • Durée de prestations (idéalement jusqu’à 65 ans)
  • Définition d’invalidité adaptée à votre occupation
  1. Intégration dans votre budget global :
  • Combien pouvez-vous consacrer à cette protection sans nuire à vos autres objectifs?


9. En résumé : pourquoi vous devez prioriser l’assurance invalidité


Pour un travailleur autonome, l’assurance invalidité n’est pas un luxe, c’est :

  • La protection de votre source de revenu principale
  • La garantie de pouvoir continuer à payer votre logement, nourrir votre famille et respecter vos engagements
  • Un moyen d’éviter de liquider vos placements à rabais ou de vous endetter lourdement en cas d’imprévu vous ne laisseriez pas vos équipements professionnels sans assurance.

Votre capacité de gagner un revenu mérite au moins autant d’attention.

Si vous souhaitez :

  • Valider si votre situation actuelle est adéquatement protégée
  • Comprendre quel montant de prestations vous conviendrait
  • Optimiser la structure de vos protections comme travailleur autonome au Québec


VALORIS Stratégies financières peut vous accompagner pour bâtir une couverture d’assurance invalidité sur mesure, intégrée à votre plan financier global.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre général et peuvent ne pas refléter les lois ou règlements en vigueur. Veuillez vérifier tout détail auprès d'un professionnel qualifié avant de prendre une décision. Certaines sections peuvent avoir été créées avec l'assistance de l'intelligence artificielle et devraient être validées pour en assurer l'exactitude.

Écrit par VALORIS Stratégies financières

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