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Le rôle de l’inflation dans la planification financière familiale

VALORIS Stratégies financièresCabinet de services financiers

28 janv. 2026


Le rôle de l’inflation dans la planification financière familiale


L’inflation est souvent perçue comme un simple « bruit de fond » économique. Pourtant, pour une famille québécoise, elle agit comme une véritable force silencieuse qui gruge le pouvoir d’achat, fragilise les projets d’avenir et peut même rendre insuffisante une protection pourtant bien planifiée… si on ne l’a pas intégrée dès le départ.


Ce billet vous montre comment l’inflation s’invite partout dans la planification financière familiale : budget, épargne-études, retraite, assurance vie et gestion des dettes.


1. Pourquoi l’inflation est cruciale pour une famille


L’inflation, c’est la hausse générale des prix dans le temps.

Concrètement, pour une famille, cela signifie :

  • L’épicerie coûte plus cher d’année en année
  • Les frais de garderie, d’activités et de transport augmentent
  • Le coût des études postsecondaires grimpe
  • Le niveau de vie à la retraite coûte plus cher que ce qu’on imagine aujourd’hui

Ignorer l’inflation, c’est planifier avec des chiffres d’aujourd’hui pour un monde de demain qui sera plus coûteux.


2. Budget familial : protéger le pouvoir d’achat


a) Indexer son budget, pas seulement ses revenus

Deux réflexes importants :

  • Réviser le budget au moins une fois l’an en tenant compte d’une hausse de prix (par ex. 2–4 % selon le contexte économique)
  • Négocier ou optimiser tout ce qui peut compenser l’inflation :
  • Tarifs de télécoms
  • Assurance auto/habitation
  • Taux hypothécaire


b) Épargne automatique « indexée »

Si vous mettez 200 $ par mois de côté depuis 5 ans et que tout coûte plus cher, votre effort réel d’épargne diminue.


Solution simple : augmenter votre épargne automatique chaque année au même rythme (ou plus) que l’inflation, ou à chaque augmentation salariale.


3. Inflation et études des enfants


Les études postsecondaires sont l’un des postes les plus sensibles à l’inflation.


a) REEE : un outil qui aide à suivre le rythme

  • Les subventions gouvernementales (SCEE et mesures québécoises) sont un « rendement immédiat » qui aide à compenser l’inflation.
  • L’important :
  • Commencer tôt, même avec de petits montants
  • Augmenter les cotisations avec le temps, au lieu de les garder fixes pendant 15 ans


b) Ajuster les objectifs plutôt qu’un chiffre figé

Plutôt que de viser « 20 000 $ » pour les études, il est plus réaliste de viser :

  • Un pourcentage approximatif du coût prévu (par ex. 50–75 %)
  • Avec un plan de révision aux 3–5 ans pour tenir compte de la hausse des frais de scolarité et du coût de la vie étudiante (logement, transport, alimentation).


4. Inflation et retraite : un risque sous-estimé


a) Le piège des projections « à dollars constants »

On entend souvent : « Il me faudra 40 000 $ par année à la retraite. »

Mais 40 000 $ dans 25 ans n’achèteront pas ce qu’ils achètent aujourd’hui si l’inflation fait son œuvre.


Un bon plan de retraite :

  • Tient compte d’un taux d’inflation réaliste (ex. 2–3 %)
  • Ajuste les revenus cibles de retraite dans le temps
  • Utilise des placements qui offrent un rendement net qui dépasse l’inflation sur le long terme (diversification, horizon à long terme, tolérance au risque).


b) Indexation des sources de revenus

Au Québec, certaines rentes sont indexées (ex. RRQ, PSV), d’autres non.

Il est crucial de :


  • Distinguer les revenus indexés (plus protecteurs contre l’inflation)
  • Compléter avec de l’épargne personnelle conçue pour croître plus vite que la hausse du coût de la vie.


5. L’inflation et l’assurance vie : une protection qui peut s’éroder


L’assurance vie est un pilier de la planification familiale :

  • Remplacer le revenu du parent décédé
  • Payer l’hypothèque, les dettes
  • Financer les études des enfants
  • Maintenir le niveau de vie de la famille


Mais un capital fixe de 250 000 $ aujourd’hui n’aura pas la même valeur réelle dans 20 ou 30 ans si l’inflation est de 2–3 % par an.


a) Assurance temporaire et besoins évolutifs

Pour une jeune famille, l’assurance vie temporaire (10, 20, 30 ans) est souvent utilisée pour :

  • Protéger le revenu pendant les années où les enfants sont à charge
  • Couvrir l’hypothèque et les dettes


Dans un contexte d’inflation :

  • Le montant à assurer devrait être réévalué périodiquement (naissance d’un nouvel enfant, hausse du revenu, nouveau prêt, etc.)
  • Un montant pris il y a 10 ans peut être insuffisant aujourd’hui pour couvrir le même niveau de vie réel.


b) Assurance permanente et planification à long terme


L’assurance vie permanente :

  • Offre une protection à vie
  • Peut accumuler une valeur de rachat (épargne/investissement à l’abri de l’impôt)
  • Est souvent utilisée pour l’héritage, les impôts successoraux, les frais finaux


Dans un contexte d’inflation, la valeur de rachat peut devenir un outil :

  • De diversification (complément aux autres placements)
  • De flexibilité (possibilité d’emprunter sur la police selon les conditions)


c) Comment intégrer l’inflation dans vos décisions d’assurance


  • Calculer le besoin d’assurance en tenant compte des futures hausses de coût de la vie (dépenses courantes, études, dettes)
  • Réviser votre protection tous les 3–5 ans ou à chaque événement majeur
  • Considérer, avec un conseiller, une combinaison d’assurance temporaire (pour les gros besoins actuels) et d’assurance permanente (pour les besoins à long terme et successoraux).


6. Inflation, dettes et taux d’intérêt


L’inflation influence les taux d’intérêt… qui influencent vos dettes :

  • Hypothèque à taux variable : vos paiements peuvent augmenter si les taux montent
  • Marge de crédit et cartes : coût réel de la dette plus élevé, ce qui réduit votre capacité d’épargne

Pour une famille :

  • Prioriser le remboursement des dettes à taux élevé
  • Profiter, lorsque possible, de taux fixes compétitifs pour stabiliser une partie du budget
  • Garder un coussin de liquidités pour éviter de financer les imprévus à crédit à taux élevé.


7. Mettre l’inflation au cœur de votre plan familial


En résumé, intégrer l’inflation à votre planification, c’est :


  1. Budget : revoir annuellement vos dépenses et épargnes en les indexant.
  2. Épargne-études : ajuster périodiquement vos cotisations REEE en fonction du coût projeté des études.
  3. Retraite : planifier des revenus qui croîtront avec le coût de la vie, pas seulement un montant fixe.
  4. Assurance vie : vérifier que votre couverture reste suffisante dans des dollars « de demain ».
  5. Dettes : être conscient de l’effet combiné inflation + taux d’intérêt sur vos paiements.


Conclusion : transformer une menace silencieuse en paramètre maîtrisé


L’inflation est inévitable, mais ses effets peuvent être largement contrôlés lorsqu’elle est intégrée dès le départ dans la planification financière familiale.

Un conseiller financier peut vous aider à :


  • Chiffrer l’impact de l’inflation sur VOTRE famille (budget, études, retraite)
  • Ajuster vos protections d’assurance vie (temporaire et permanente)
  • Bâtir un plan d’épargne et de gestion des dettes qui protège votre niveau de vie réel dans le temps.


Chez VALORIS Stratégies financières, nous intégrons systématiquement l’inflation dans nos projections et nos recommandations.


Si vous souhaitez valider si votre plan familial tient vraiment compte du coût de la vie de demain, c’est le bon moment pour faire le point.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre général et peuvent ne pas refléter les lois ou règlements en vigueur. Veuillez vérifier tout détail auprès d'un professionnel qualifié avant de prendre une décision. Certaines sections peuvent avoir été créées avec l'assistance de l'intelligence artificielle et devraient être validées pour en assurer l'exactitude.

Écrit par VALORIS Stratégies financières

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