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Ce que votre assurance collective ne couvre probablement pas

VALORIS Stratégies financièresCabinet de services financiers

29 janv. 2026


Ce que votre assurance collective ne couvre probablement pas


Vous avez une bonne job, un régime d’assurance collective “complet”, et vous cochez mentalement la case “protection financière”.


Pourtant, dans la majorité des dossiers que nous analysons chez VALORIS Stratégies financières, il manque systématiquement des morceaux essentiels.


Voici, sans détour, ce que votre assurance collective ne couvre probablement pas - et comment corriger le tir.


1. Le capital décès : bien en deçà des besoins réels


Dans la plupart des régimes au Québec, l’assurance vie collective représente :


  • 1x ou 2x votre salaire (parfois 3x pour les cadres)
  • Parfois un montant fixe (25 000 $ ou 50 000 $)


Problème : pour une famille, la règle de base pour une protection adéquate tourne plutôt autour de 5 à 7 fois le revenu net annuel du principal soutien financier.


Exemple simple :


  • Salaire brut : 80 000 $
  • Assurance collective : 1x le salaire = 80 000 $
  • Besoin réel approximatif : 400 000 $ à 560 000 $


Résultat : un trou de 320 000 $ à 480 000 $… alors que votre conjoint et vos enfants devront continuer de payer l’hypothèque, la garderie, l’épicerie et les études.


À retenir : l’assurance vie collective est un bon point de départ, rarement une solution complète. Une assurance vie individuelle vient combler cet écart de façon durable.


2. L’assurance invalidité : franchise, plafond et définitions restrictives


L’invalidité est souvent le risque financier le plus sous-estimé. Et c’est aussi là que les régimes collectifs sont les plus limités.


a) Plafond de prestations


Beaucoup de régimes :

  • Limite la prestation mensuelle (ex. 3 000 $ ou 4 000 $/mois), même pour les hauts revenus
  • Couvrent 60 % à 70 % du salaire, avant impôt si l’employeur paie la prime


Pour un cadre ou un professionnel à revenu élevé, la baisse de revenu réelle peut être dramatique.


b) Délai de carence (franchise)


Vous pouvez avoir :

  • Aucune prestation d’invalidité à court terme, ou
  • Un délai de 90 ou 120 jours avant que l’assurance longue durée commence à payer


Sans épargne de précaution, ces premières semaines/mois sont souvent dévastateurs sur le plan financier.


c) Définition d’invalidité


Beaucoup de contrats prévoient :

  • Une définition “invalidité propre occupation” seulement pendant 2 ans
  • Puis une définition plus restrictive “toute occupation


Vous pourriez donc être considéré apte à travailler dans un autre emploi moins rémunéré, et voir vos prestations diminuer ou cesser, même si vous êtes incapable de retourner à votre profession actuelle.


Solution courante : une assurance invalidité individuelle (surtout pour les professionnels, travailleurs autonomes et cadres) avec :


  • Meilleure définition d’invalidité
  • Plafond plus élevé
  • Options d’indexation et de durée étendue


3. Les soins de santé et dentaires : le mythe du “tout couvert”


Votre assurance collective santé/dentaire est un régime de remboursement partiel, pas une couverture illimitée.


Limites fréquentes :


  • Franchises et coassurance : vous payez une partie de chaque service (ex. 20 % ou 30 %)
  • Plafonds annuels : psychologie, physio, orthophonie, ostéopathie, etc. (souvent 300 $ à 600 $/an, par professionnel)
  • Soins dentaires :
  • Nettoyage et examens : partiellement couverts
  • Orthodontie : montants maximums par enfant, souvent insuffisants
  • Médicaments :
  • Liste de médicaments (formulaire) restreinte
  • Certains produits innovants ou très coûteux peu ou pas couverts


Et surtout, aucune garantie de maintien à la retraite. Le régime peut être réduit, modifié ou aboli.

Conséquence : une partie importante de vos dépenses de santé, surtout en vieillissant, restera à votre charge. Cela justifie souvent :


  • Une réflexion sur l’autoassurance (épargne dédiée)
  • Ou l’ajout de certains produits privés (ex. assurance maladies graves)


4. Ce qui disparaît quand vous quittez votre emploi


Votre assurance collective est attachée à votre employeur. En cas de :

  • Démission
  • Mise à pied
  • Retraite
  • Fermeture ou vente de l’entreprise


Vous risquez de perdre :

  • Votre assurance vie collective
  • Votre assurance invalidité
  • Votre couverture santé et dentaire


La conversion : une option souvent méconnue… et limitée


Beaucoup de contrats prévoient une option de conversion vers une assurance vie individuelle sans nouvelle preuve médicale, mais :


  • Dans un délai très court (souvent 31 jours)
  • Avec un montant maximal limité
  • À des tarifs souvent plus élevés que si vous aviez acheté jeune et en bonne santé


Si votre santé s’est détériorée, cette conversion peut être votre seule porte de sortie… mais elle ne remplacera pas toujours adéquatement votre protection.


Moralité : ne pas attendre la fin de votre emploi pour mettre en place une assurance personnelle adaptée.


5. Travailleurs autonomes, propriétaires d’entreprise, cadres : particulièrement vulnérables


Travailleurs autonomes et entrepreneurs


Beaucoup n’ont :

  • Ni assurance collective,
  • Ni régime privé complémentaire,
  • Ni assurance invalidité adéquate.


Ils dépendent de façon dangereuse du régime public (RRQ, SAAQ, CNESST selon les cas), qui est loin de couvrir tous les besoins.


Des solutions existent :

  • Assurance vie individuelle (temporaire ou permanente)
  • Assurance invalidité conçue pour revenus variables
  • Assurance maladies graves
  • Régimes collectifs pour petites entreprises ou multi-employeurs


Cadres et professionnels à hauts revenus


Même avec une “bonne” assurance collective :

  • Le plafond de prestations d’invalidité est souvent trop faible par rapport au niveau de vie
  • Les options “sur mesure” (indexation, prestations après 65 ans, définition propre occupation prolongée) manquent


Une stratégie fréquente : superposer un contrat individuel au-dessus du régime collectif, pour préserver le niveau de vie familial.


6. Risques non couverts ou très partiellement couverts


Votre régime collectif est rarement conçu pour couvrir :


  • Les maladies graves (cancer, AVC, infarctus, etc.) avec un capital forfaitaire pour réorganiser votre vie
  • Les besoins successoraux complexes (impôts au décès, transfert d’entreprise, legs à des héritiers)
  • La protection d’un conjoint à la maison ou d’un membre de la famille qui ne travaille pas mais dont le rôle est essentiel (soins aux enfants, support familial, etc.)


C’est là que les produits individuels (assurance vie permanente, assurance maladies graves, planification successorale) deviennent stratégiques.


7. Comment corriger les angles morts de votre protection


1.Faites l’inventaire de votre régime collectif


  • Montant d’assurance vie (et multiples de salaire)
  • Détails de l’assurance invalidité (taux, plafonds, franchise, durée, définition)
  • Plafonds santé/dentaire et exclusions
  • Dispositions en cas de départ ou de retraite


2.Évaluez vos vrais besoins


  • Hypothèque, dettes, études des enfants
  • Revenu familial nécessaire au maintien du niveau de vie
  • Dépenses de santé actuelles et futures probables
  • Objectifs de retraite et de succession
  1. Complétez avec des protections individuelles
  • Assurance vie temporaire pour couvrir dettes et revenu
  • Assurance vie permanente pour les besoins à long terme et la succession
  • Assurance invalidité individuelle, surtout si vous êtes autonome, propriétaire ou cadre
  • Assurance maladies graves pour disposer d’un capital liquide en cas de diagnostic majeur


3.Faites-vous accompagner


Un conseiller indépendant a accès à plusieurs assureurs et peut bâtir une combinaison optimale entre votre régime collectif et des protections personnelles, au meilleur coût global.


En conclusion : votre régime collectif est un point de départ, pas un plan de protection


L’assurance collective est un excellent avantage, mais :


  • Elle dépend de votre emploi
  • Elle est conçue pour être “standard”, pas sur mesure
  • Elle laisse souvent des trous majeurs, surtout en cas de décès prématuré ou d’invalidité longue durée


Chez VALORIS Stratégies financières, notre rôle est de transformer cette base collective en stratégie complète, alignée sur votre famille, votre entreprise et vos projets de vie.


Prochaine étape concrète :


Faites analyser votre régime collectif et vos besoins personnels. Une rencontre suffit souvent pour identifier :

  • Vos zones bien couvertes
  • Vos angles morts
  • Les ajustements les plus rentables à mettre en place


Vous avez déjà une assurance collective. Assurez-vous maintenant qu’elle fait réellement le travail le jour où vous en aurez besoin.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre général et peuvent ne pas refléter les lois ou règlements en vigueur. Veuillez vérifier tout détail auprès d'un professionnel qualifié avant de prendre une décision. Certaines sections peuvent avoir été créées avec l'assistance de l'intelligence artificielle et devraient être validées pour en assurer l'exactitude.

Écrit par VALORIS Stratégies financières

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